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 Nocturne Solitude

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Lou Einigan

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MessageSujet: Nocturne Solitude   Dim 11 Jan - 13:09

OUVERT

Quelque part dans la nuit ;

Poupée de Porcelaine ;

Silence.

Echo.


Des pas. Des pas rapides. Qui font écho aux siens. Un souffle. Des pas. Qui résonnent dans le néant de son esprit. Elle est suivie. Le couloir file droit. Elle ferme les yeux, pivote, et s’engouffre dans un mur. Ne cherche pas à comprendre. Dévale des escaliers dérobés. Pivote encore. En monte d’autre. Sort d’un second mur. Trébuche. Se retrouve contre le mur, le souffle court, ses cheveux en bataille après avoir trop couru. Immobile, elle écoute. Sa respiration. Plus de pas. Nerveuse, elle se décolle légèrement du mur, puis se retourne. Le passage est invisible, mais souffle encore de l’arrivée de la demoiselle. Comme de peur qu’il laisse passer une seconde personne, Elle s’en va d’un pas rapide, jetant parfois un œil derrière elle.

Elle n’est plus suivie. Ah, parce qu’elle l’était ? Elle ne sait pas. Dans son cœur résonne encore le souvenir… Tandis que ses yeux s’ouvrent. Ce n’était qu’un rêve… Qui l’avait rattrapé avec ces échos de pas. Sa respiration se stabilise. Elle se relève. Regarde autour d’elle. Soupire un instant. Regarde l’heure. Il est cinq heures du matin. Elle sait qu’elle ne se rendormira pas. Alors elle se lève. Se change. Enfile un pantalon large, blanc, un pull sans teinte qui lui sert plus à jouer avec le zip qu’à avoir chaud en cette nuit fraiche. Fraiche ? Sans blague.

Deux petits écouteurs blanc glissés imperceptiblement, et elle se calme enfin. Dans la pénombre de sa chambre, elle décide de sortir. La clé tourne, et la voila partie, dans ces couloirs interminables. Son pas ralentit, reprend une marche errante. D’un geste machinal, elle passe la main dans ses cheveux, les remettant rapidement en place. Ses pas sont silencieux. Nuls grands mouvements amples. Telle une ombre blanche, fantomatique, qui au détour des couloirs, déambule. Escalier de marbre. Elle descend ce qu’elle a monté… Elle refait ce qu’elle a défait. Hall. Ses yeux ont à peine le temps d’observer la salle qu’elle connait par cœur pour l’avoir longtemps parcourue, que déjà elle a tourné à gauche. Porte. Volée de marches. Elle remonte. Repasse devant son lieu de départ. Remonte à nouveau. Errance. Ses pas la portent, tandis que son esprit est ailleurs, et que sa marche la fait réfléchir.

Une porte. Qu’on ouvre. Sans résistance. Oubli, ou volonté de laisser cette masse de connaissance au profit des cerveaux nocturnes ? Devant elle, les livres s’étalent, de tous genres, de tous âges, de toutes complexités… Des tables, par ci, par là. Et sur l’une d’elle, une couverture. Des pages. Elle s’avance, fait quelques pas silencieux, le saisit entre ses doigts fins. Le tourne. Le retourne. Sourit. S’assoit. Le feuillette. Quelqu’un avait dû le laisser la veille, car très franchement, Lou doutait qu’on puisse se balader dans une bibliothèque à cinq heures du mat’, sans penser qu’elle était elle-même une exception à sa propre pensée. En tous cas, l’ouvrage paraissait d’un ennui total, et ne présentait pas de sujet particulièrement visible. Un véritable foutoir.

Elle se laissa aller sur le siège, observant le plafond. Elle aimait le calme. Mais, une fois qu’elle l’obtenait, elle s’en lassait très vite.


(J'aime pas devoir trouver des titres de sujet --')
(En plus, j'ai la flemme de me relire u_____u)
(J'espère que j'ai pas fait de conner***...)
(Hey, aller votez au lieu de lire mes âneries ! è_é)

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Phyllis Feather
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MessageSujet: Re: Nocturne Solitude   Lun 12 Jan - 23:36

La jeune anglaise se promenait calmement le long du couloir du troisième étage. Il était tôt et l’obscurité lui pesait autant qu’elle l’apaisait. L’établissement chauffé ne suffisait pas à redonner vie à ses membres. Il faisait frais – ou plutôt était-ce elle, qui avait froid, très froid-, si bien que ses mains, même emmitouflées dans des gants dont la qualité n’était pas des moindres, étaient frigorifiées. Son esprit engourdi se remémorait la foule se pressant dans la ville et c’était un spectacle curieux et lassant à la fois que de les observer. Définitivement, elle ne les comprenait pas. Que comprenait-elle, elle, après tout ? Même sa musique l’échappait ! Alors était-elle seulement capable de pouvoir porter un quelconque jugement devant le spectacle qui s’offrait à ses yeux jour après jour ? Rien n’était moins certains à ses yeux et c’était peut-être ce qui l’attristait le plus.

Depuis un fameux jour, le jour où elle avait pu effleurer un univers si vaste et merveilleux qu’elle ne pouvait en oublier les images, la saveur, les sensations, elle ne pouvait s’empêcher de remettre en doute ce qu’elle était, ce qu’elle avait, ce qu’elle donnait.

La réalité était cruelle. Elle ne connaissait des milles étendues de l’univers, que celles qu’elle avait voulu affronter. De celles qu’elle avait fuient, elle n’en gardait que de vagues souvenirs. Naturellement.
Comment être consciente de temps de vérité, sans pouvoir pour autant changer ?

Une musique, belle, parce que parfaite techniquement, parce que jouée avec un son incroyable, parce qu’interpréter, ou plutôt jouer, exactement comme elle avait écrite, ce n’était pas l’art. Là ne résidait pas le talent musical. Elle le savait. Ses morceaux, elle ne se les appropriait pas. Ils manquaient fatalement d’émotions, de personnalité. Sa musique avait perdu son âme, sa vie, elle filait entre ses doigts, ses souffles, ses regards, sans jamais lui appartenir.

Son univers clos ne pouvait lui offrir plus qu’elle n’avait déjà. Que devait-elle faire à présent ? Elle ne savait pas… ne voulait pas savoir.

Changer.

C’était la conclusion évidente. Seulement, rien que d’y penser, c’était une déchirure amère et criarde à son être. Cette âme encore si candide et trop fragile était telle celle d’une enfant. Une enfant qui avait besoin de déployer ses ailes…. Enfin ! Une enfant, habituée, comme le plus rare des oiseaux à vivre dans une cage dorée, ne sachant plus comment ouvrir la porte, tant son monde restreint est douillet… et tellement limité.

L’enfant-femme frémit. Trois nuits, qu’elle ne trouvait plus le repos. Trois nuits, effrayantes. Elle se sentait seule, comme jamais elle n’avait ressentit combien sa solitude était grande. C’était bien la première fois qu’elle était consciente de son détachement du monde alentour. C’était vivre dans un monde auquel elle n’appartenait qu’à moitié.

Pourquoi maintenant ? Oui, pourquoi maintenant ? Pourquoi se posait-elle tant de questions ces derniers jours alors qu’elle avait su taire les cris de son âme tant d’années ? Si quelqu’un avait la réponse, elle était toute ouï… enfin autant que le pouvait être une personne aussi peut attentive qu’elle à la nature humaine.

Ses pas inconscients l’emportèrent dans la bibliothèque. Un espace confiné et rassurant. Riche de mille savoirs et de mille connaissances. Renfermant mondes et univers inconnus, vastes et resplendissants, religieusement. Un lieu, qui à son contraire savait, qui regorgeait de Savoir.

Dans cet espace, qui était de ceux qu’elle occupait souvent en ses moments d’incertitudes, nul ne viendrait interrompre le cours de ses pensées… Or so she thought…

La table qu’elle occupait d’accoutumée était à ce moment précis occupée par une jeune femme. Aussi, son regard se posa instinctivement sur le livre qui avait été le sujet de sa lecture la veille très tard. Un livre sans intérêt, mais qu’elle avait lu avec l’attention des intéressés. Beau paradoxe. Etrange réalité.

Dans cette pièce, seule, une inconnue face à elle, Phyllis ne savait que faire. Pire qu’une foule insoucieuse et morne ou bien trop vivante, se retrouver entre quatre murs avec une personne, une unique personne l’était. Souvent, elle pouvait feindre ne pas voir et finalement, simplement oublier qu’elle n’était pas seule. Seulement, aujourd’hui, elle n’avait aucune échappatoire.

Son monde avait pour unique base la musique. Mais sa musique, elle la fuyait. Il n’y avait en cette matinée d’hiver rien. Rien que des centaines de livres pour la sauver ! Alors que son esprit tentait de trouver une solution au dilemme que représentait la jeune femme pour elle- car, une fois, un certains jeune homme avait bouleversé son monde en lui laissant découvrir tant de splendeurs, qu’elle ne pouvait que remettre en question son propre univers – qu’en effet, elle n’était pas certaine, même sûre, qu’elle ne voulait pas retenter l’expérience. Pourtant, elle l’observait. Curieuse. Une jeune personne de son âge plus ou moins, lui semblait-il. Que faisait-elle ici, à cet endroit précis, à une heure pareille ? Le plafond décelait-il des mystères si captivants pour qu’on l’observât ainsi ?

Lorsqu’enfin son corps retrouva sa mobilité ce fut pour renverser deux gros tomes qui se trouvaient à porter de sa dextre. Le bruit sourd des deux ouvrages fit l’effet d’un coup de tonnerre dans la pièce muette.

Gloups.
Elle déglutit.

Pour quelqu’un de nature discrète, qui plus que jamais se voulait discrète, la voilà qui se retrouvait au summum du paradoxisme de la discrétion ! Son geste la fit elle-même sursauter, tout autant que le bruit l’avait effroyablement surprise.
Machinalement, Phyllis se précipita sur les tomes et les ramassa. Des couvertures poussiéreuses. Des reliures antédiluviennes.

Ses longs doigts survolèrent, puis caressèrent les vieux ouvrages. Elle se crispa. Livres portant sur la musique. Livres porteurs de mauvais souvenirs… récents… marquants – entre autre, sur sa perte musicale personnelle.
Son visage se releva. Ses yeux étaient perdus au loin, cherchant on ne savait quelle ombre, tandis que de sa bouche quelques mots s’extrayaient avec peine et une certaine maladresse.

« Désolée. »

Maigre excuse pour temps de vacarme. Pourtant il n’y avait rien de plus à dire, ni à ajouter.


[Je me suis permise de répondre =), en espérant ne pas trop te décevoir ! ]
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