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 L'essentiel ou quand l'imagination ne suffit plus

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Phyllis Feather
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MessageSujet: L'essentiel ou quand l'imagination ne suffit plus   Dim 4 Jan - 14:20

Sa propre musique se fit écho aux sentiments qu’elle avait pu éprouver à la vue d’un ciel d’un bleu magnifique, au contact de la brise légère, au parfum suave de l’hiver et à son air de fête. Elle l’appelait, la retirait vers son intérieur, redonnait un sens à la vie de ses doigts glacés. Ses longs doigts fins, élégants, appartenant à deux mains de celles que l’on croirait n’avoir jamais connu la rudesse du labeur. Blanches et dessinées dans la finesse de l’art, elles semblaient ne jamais avoir été blessées, perpétuellement froides. Pourtant que de rudesse fut leur apprentissage. Un génie, Phyllis l’était, mais elle n’était pas de ceux qui naissaient avec un don, Phyllis n’avait rien. Ni le don de son père pour la peinture, ni celui de sa mère pour l’enseignement. Phyllis Feather… fille d’un illustre peintre détenteur d’un des dons les plus remarquables connus à ce jour. Elle s’était exercée par amour pour l’art, par amour des vents, des cordes et surtout des bois.

Sa venue à Earth Sprite ? Son admission ?

A force de passion, et d’heures, l’on peut se découvrir des royaumes aux étendus plus vastes qu’il nous ait été laissé de croire.

Le son de l’instrument était pareil au souffle léger du vent. Un début doux et léger du bout de doigts frêles s’exécutants avec dextérité et souplesse. Le calme avant la tempête.
~¤~
La pleine blanche d’une neige éclatante se laissa emporter dans le tourbillon nébuleux. Le rythme devint plus empressé, joué avec violence, l’effort était demandé au corps entier de la jeune adolescente. Puis soudain, le calme plat.
Le son enchanteresse de la flûte s’éleva après une courte pause, pleine d’une tension à vous faire frémir l’échine.
~¤~
Alors que la brume se dissipait, son voile disparaissant laissait apparaître aux yeux de la flûtiste une montagne… son sommet enneigé… tel un aigle déployant ses ailes et s’élevant au haut du sommet, les notes prenaient cette ampleur royale en un crescendo d’une montée de doubles pour vous emportait jusqu’au zénith. La mélodie prit une couleur passion, tel l’achèvement d’un long et magnifique voyage, à travers elle l’on pouvait découvrir un panorama splendide.
~¤~
Enfin, dans un mouvement plus lent, plus tendre et apaisant, vint la fin dans un dernier souffle s’amenuisant doucement pour encore laisser quelques secondes de magie.

Elle resta une longue minute immobile, sa flûte sous ses lèvres, avant de l’abaisser.

Un morceau qu’elle appréciait jouer, mais qui demandait une vigueur technique, et une ampleur musicale afin de rendre hommage à la montagne de ses rêves. Un petit plaisir, avant de commencer les choses sérieuses.

Elle aurait du chauffer son instrument avant… mais elle savait que son son ne la trahirait pas. A présent, elle se devait quelques vocalises. Vocalises qu’elle avait apprises par cœur. Une fois lentement, jouées avec tristesse et mélancolie. La seconde fois, elle les joua avec vélocité et emprunta les traits enragés d’une nuit d’orage.
Et tous les jours, elle leur donnait des paysages différents. Tout comme à ses exercices techniques. La vie avait la chance d’avoir une infinité de visages, et elle, elle tentait simplement de les découvrir à travers sa musique- malheureusement elle faisait les choses à l’envers, car pour mieux vivre à travers sa musique il fallait avoir expérimenté les choses réellement, c’était pourquoi son talent bien que immense restait figé dans un monde grand, mais encore trop petit pour cette âme, pour ce qu’elle pouvait donner... Seulement cela, elle ne le comprenait pas encore.

Après avoir joué une étude particulièrement longue et technique, Phyllis nettoya son instrument à la couleur de l’argent, mais ne le rangea pas. Elle le remonta et le posa sur une table. Elle s’était exercée durant trois heures sans faire de pause Et si elle l’avait pu elle aurait s’en doute continuer… seulement, jouer d’un instrument était épuisant physiquement quoi que l’on puisse en penser et son asthme ne venait rien arranger à tout cela.

Phyllis s’assit au bord de la fenêtre le regard vide, comme si seule son enveloppe charnelle occupait la pièce.

Soucieuse, elle l'était. Quelque chose n'allait pas... mais elle ne trouvait pas...
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Evan
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MessageSujet: Re: L'essentiel ou quand l'imagination ne suffit plus   Jeu 15 Jan - 16:43



La silhouette laissait au vent le soin de la guider, de ses pas silencieux il marchait le long d'un chemin de terre. Ses pieds nus carréssaient le sol, goutant avec douceur à la chaleur de mère Terre. Evan, d'un matin ensoleillé, s'était prit l'envie de partir en montagne, marcher, réfléchir, seul avec lui même. Ces moments étaient de doux répis, instants d'argent que son ésprit ne céssait de réclamer. C'était un solitaire après tout, un solitaire indépendant qui avait besoin de plus de liberté que n'importe qui d'autre. Son Violon à la main, antonant un air légé, sa voix faisant l'écho aux flores diverses qui tapissaient l'endroit. L'astre d'or laissait la terre chaude, emprunte d'une marque de vie, le jeune homme portait un jean coupé au niveau des genoux, une chemise blanche à carreaux dont l'un des côtés était soigneusement «rangé» entre son jean et sa peau, tandis que l'autre pan flottait au grès du vent, cette simple image suffisait à le décrire, moi oiseau mi homme, une chimère habitait son ésprit.

La marche durait déjà depuis quelques heures, et ses molets s'en faisaient ressentir. Evan, apperçevant au loin les fines silhouettes d'étudians, annonçant l'académie non loin, décida de s'y rendre. Le batîment, ou plutôt le château qui habritait Earth Sprite était éloigné, perdu au beau milieu d'une étendue verte, mère Nature protégeait ces ésprits à part à sa mannière. D'un mouvement lent et abandonné, Evan ramassa son sac posé au sol, plein de divers artéfacts, du simple galet à l'ambre miel qu'il avait trouvée sous une branche non loin de la rivière.

Ses yeux fixaient l'horizon, comme défiant le monde, silencieuse bataille qu'il ne céssait d'éfféctuer. Ses sens aux aguets volaient à l'air les moindres bruissements que la forêt portait. Son ésprit dans un fol envol portait ces sons au rang de mélodie, c'était un orchestre inconnu, éxécutant là sa 9° symphonie. D'un ordre disparâte naissait en lui les plus beaux accords, laissant au monde le soin de jouer, Evan écoutait, un silence si plein, si parfait que le son n'aurait pu être qu'indésiré.

Le chemin glissait sous ses pas, bientôt la grille en fer forgé apparaissait, passant par une petite porte, Evan se faufilla un chemin à travers la foule d'élèves en uniforme, il apparaissait comme un inconnu, un intouchable que nul ne connaissait, les regards dévoilaient son être, violaient son intimité, son habit ne faisait que le faire ressortir encore, mais qu'importe, cela n'avait pas plus d'importance, son ésprit n'était pas présent, déjà posant les notes sur le papier.

Traversant les couloirs d'une traite, éfleurant les murs d'une main qui accordait déjà son instrument. Il aurait pu venir les yeux fermés, cela n'aurait rien changer, ses pas le guidaient, combien de fois avait il fait ce chemin ? Trop de fois pour les compter. Evan arriva enfin – car oui, l'attente était toujours trop longue pour lui - devant la salle de répet, occupée. La porte entre-ouverte lui permit de reconnaître Phyllis, celle ci observait le paysage, quoi de mieux. Entrant silencieusement il s'avancait à petits pas, son violon à la main et son être à la musique.

-Scuze ? Je ne te dérange pas ? J'aurais besoin de répéter, pas très longtemps juste quelques minutes.


N'attendant pas vraiment de réponse, Evan empoigna son violon, laissant couler la première note sur ce fleuve de beauté, la nature reprenait son droit, et en ses mains naissait l'androgyne beauté, l'homme chantant l'immaculé visage d'une femme. Bientôt les notes s'envolaient au raz du sol, comme annonçant une montée prochaine. Sa voix portait tout son monde, et d'une note il délivrait les flots déchénés qui malmennaient son âme. Unique remède à son mal, Evan naissant sous ses notes et mourrait avec elles. De ses mains il éxprimait ses joies, ses peines, ses amours. Et bien que de prime abord, il semblait être simple, en ses mélodies résonnait la complexité de son être.

Bientôt la voix l'emportait sur l'instrument, donnant à l'air de nouvelles notes à colporter. Evan s'abaissa, laissant couler la mélodie une dernière fois sous ses cordes. Le son s'évanouït dans un bruissement légé, laissant à son visage le soin d'éxprimer son malheur, c'était déjà fini.
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Phyllis Feather
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MessageSujet: Re: L'essentiel ou quand l'imagination ne suffit plus   Ven 23 Jan - 18:19

Ses yeux semblaient vouloir percer les mystères des cieux, tandis que son âme déchirée y cherchait des réponses. Des mots qu’elle ne pouvait percevoir. C’était vouloir capturer le vent. Libre et insoucieux. C’était demander… vouloir l’impossible. Le domaine académique entouré d’une blanche verdure en cette saison, la laissait croire en un lieu sécurisant… mais à la fois, si loin d’un autre monde. Un monde lointain. Un monde plus grand.

Plongée dans ses pensées, elle se perdit dans l’obscurité des chemins sinués qu’elle arpentait doucement et avec peine. Mais, avant qu’elle ne s’égara dans la pénombre de ses interrogations, le son d’un instrument parvint clairement à son ouï. C’était un son si connu, si réconfortant. Une de ses plus grandes passions. Elle ne pouvait se tromper. Elle entendait un violon. Etait-ce ses propres mélodies qui chantaient à nouveaux en elle ? Non. Non, bien sûr ce n’était pas cela. Le son était clair, présent, proche.

La jeune femme ne savait si elle appréciait cette mélodie ou si au contraire elle lui déplaisait. Elle aimait la musicalité qui se dégageait du musicien, qu’elle n’osait regarder. Elle aimait le son si pur et si juste de l’instrument. Mais… le mouvement était complexe, ambiguë… se cherchait…se perdait… lui ressemblait. L’écouter… c’était distinguer le reflet de sa propre personne en chacun de ses souffles. C’était entendre ses propres souffrances. C’était une déchirure à son cœur ainsi qu’un fardeau qui semblait s’évanouir quelque peu.
Le son du violon s’estompa pour laisser prendre une voix l’espace qui était sien. Une voix.
Phyllis tressaillit.

Elle aurait aimé pouvoir ne plus entendre, ne plus écouter. Mais… la musique d’Evan était si belle. Elle ne pouvait y échapper.
Ce jeune homme avait du talent. Elle le savait. Pourtant, encore une fois, il avait réussit à la surprendre.

Pourquoi avait-il réapparut dans son univers clos ? Comment avait-il su entendre les cris de son être ?

Encore des questions auxquelles, elle n’avait de réponses… quoique, elle en devinait aisément l’une d’entre elle.
Cependant, l’important n’était pas là. Elle avait envie de pleurer-car qui ne pleurerait pas après avoir entendu un tel air ? Au fond d’elle, elle sentait la douleur amère et poignante qu’avait provoquée en elle, la mélodie.

L’étudiante se retourna enfin vers le jeune homme lorsque le dernier accord résonna. Le regard emplit d’une tristesse infinie, elle dût faire un effort incommensurable pour ne laisser couler une larme sur son visage. Le visage peiné du jeune homme ne lui facilita pas la tâche. Son regard bleuté plongea dans celui du jeune homme, comme si elle cherchait en lui une réponse. Son esprit embrouillé, d’une brume compacte qui pourtant tentait de se dissiper, ne pouvait comprendre.

La jeune femme aux boucles dorées ne savait si la présence d’Evan la réconfortait, ou si tout au contraire elle la blessait davantage. Le regard incertain, elle se leva, et d’une main délicate prit l’instrument en argent. Ses gestes étaient hésitants, presque tremblants.

Une note.

Phyllis ne savait lire en autrui, mais simplement donner ce qu’elle avait, en elle. Seul bémol… elle ne savait donner ce qui était réellement elle.

Sa musique, une improvisation, imprégnée de tous les sentiments qui la traversaient. L’air était doux, mais froid, les notes hésitantes et mélancoliques. Un début chancelant.

Très vite le son de l’instrument s’interrompit. Ses émotions si longtemps contenues se déversèrent en une rivière de larmes silencieuses. Comme le doute, l’incertitude et l’oubli étaient vils ! Soudainement, ils vous prenaient, et vous laissaient désarmée et tourmentée.

Pour elle, elle avait perdu la seule chose qu’elle avait et de la même façon s’était perdue elle-même. Si elle l’avait pu, elle se serait enfouie à toutes jambes. Ce qu’elle souhaitait. Mais elle avait l’impression d’être lourdement attachée au sol de la salle de répétition.
Phyllis s’assit au sol, se recroquevilla sur elle-même son instrument en main et dans un murmure demanda :

« Joue encore un peu, s’il-te-plaît… »

Elle ne savait si elle était en droit de demander à Evan une telle faveur, mais elle ne pouvait lui demander autre chose. En outre, elle ne savait ce dont elle avait besoin, ce pourquoi, elle cherchait dans la musique du jeune homme un abri où se reposer le temps d’un morceau. Le temps que ses larmes cessent de couler.
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Evan
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MessageSujet: Re: L'essentiel ou quand l'imagination ne suffit plus   Mar 27 Jan - 18:50



« Joue encore un peu, s’il-te-plaît… »


Evan la comprenait, douleur inconnue qui perçait le cœur sans raison. La beauté de la chanson était une grâce assassine. Laissant le soin au silence de tuer le musicien. Le jeune homme, empoigna la guitare qui gisait dans le coin de la salle. Et de ses fins doigts, laissa sa main caresser les cordes tendues de l'instrument. L'air mélancolique empli la salle, d'un air sans joie il faisait l'apologie. Ode au désespoir, étrangers du monde ils étaient, étrangers du monde ils resteraient...
S'appuyant sur le mur à côté de lui, le jeune homme entonna l'air las d'un homme sans vie. Sa voix faisait écho aux douleurs étrangères dont ils faisaient la cible. Innocents martyrs qui dans un monde de violence avaient été emprisonnés. Bientôt l'air remontait, comme prit d'une bouffé de force, sa voix portait toujours cette note mélancolique, mais mêlée à une mélodie plus puissante, elle s'effaçait quelques peu. Avant qu'une fois de plus, l'espoir d'un monde meilleur ne meurt et que sur ses cendres ne renaisse le dégout d'une vie sans saveur. La boucle se répétait sans fin. Redondance incapable de se fixer, à l'image d'Evan, un jour Soleil, un autre Lune.

Prologue aux instants de souffrance. D'une main lassée de tout mouvement, comme fatiguée d'une vie qu'elle ne faisait que commencer, Evan s'attarda sur un nouvel air, plus lent, envoutant, incantation énigmatique, qui sans prévenir brisait le cœur et en arrachait toute substance, offrande au ciel d'une âme en peine.

Evan jouait sans plus écouter son monde, à son tour éloigné vers son Ailleurs, un monde aux bornes inconnues mais toujours trop proches, l'espoir d'un infini créatif ne cessait de mourir en lui pour renaître plus fort, plongeant vers une chute toujours plus haute, toujours plus dure. D'un monde dont l'entière substance résidait dans l'image, Evan n'avait pas plus sa place que Phyllis. Et les deux êtres dans un concert silencieux, s'harmonisaient, deux barques égarées qui dans un dernier souffle ramaient vers la même source. Recherche de pureté chez Evan, lui qui ne cessait sa quête de l'essence pure, celle qui offrirait à ses mains l'honneur de jouer la Musique, la vraie.

Ils étaient semblables, Phyllis et Evan, deux musiciens éternellement insatisfaits. D'une quête sans fin ils faisaient leur but, atteindre l'intouchable. L'homme était trop peu parfait, trop peu évolué, pour pouvoir seulement imaginer la mélodie parfaite, les corps n'étaient pas adapter, car il faudrait une voix sans imperfections, un timbre encore inconnu. Il faudrait du rêve dans le monde...

Lâchant la guitare qui n'avait, somme toutes, que très peu servit, Evan releva les yeux vers la jeune file, ses iris bleu reflétaient sa tristesse, ils partageaient à eux deux un cadeau empoisonné, celui de la différence. Deux esprits égarés. Qui donc avait effacer le sentier sur lequel ils marchaient ? Car aujourd'hui ils étaient perdus, perdus dans un monde inconnu au mœurs animales, aux coutumes basses, aux intentions mauvaise. Evan lisait en Phyllis comme Phyllis lisait en lui. Il lui trouvait un côté rassurant.

Et si nous jouions ensembles ?

[Désolé petit post T_T ]

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Phyllis Feather
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MessageSujet: Re: L'essentiel ou quand l'imagination ne suffit plus   Lun 2 Fév - 22:36

Et si nous jouions ensemble ?

Bercée et meurtrie par la mélodie, la jeune musicienne rêvait encore aux notes chantées. Dans ce flot musical, la proposition avait parut si incohérente… et pourtant si pleine de sens. Et les mots ne teintèrent réellement à ses oreilles qu’un long souffle plus tard.

Surprises ses yeux s’écarquillèrent… elle ne voyait rien… Rien, sinon les yeux d’un bleu enivrant d’Evan. Ses propres yeux rougis par ses larmes récentes semblaient si fatigués du monde commun. Epuisés et alourdis, au milieu d’une brume opaque, résonnait encore les mots du jeune homme et ses yeux brillaient d’un éclat inconnu. Longuement, elle le fixa.
Surprise, étonnée. Son regard bleuté ne pouvait s’empêcher de sonder celui de l’étudiant avec une ombre d’incompréhension.

Son esprit s’était instantanément vidé… et s’il avait fallut le peindre… il l’aurait été sous la douce, mais froide esquisse d’un Ailleurs enneigé. Vide et blanc. Sans trace. Parfait d’une blancheur immaculée.
Cet Ailleurs, c’était à Phyllis qu’il appartenait.
Pourtant si l’on s’y posait plus longtemps, l’on pouvait apercevoir une trace fraiche. Un pas qui n’était pas le sien. Certainement celui d’un voyageur, qui, était parvenu à ce monde délicat et glacial, torturé et fragile.

Cette tâche… ce n’était pas le symbole du vice, de l’impure… tout au contraire, au milieu de ce désert gelé, c’était une once d’espoir, un appel à la vie. Ce pas, elle le savait, il Lui appartenait.

Il l’invitait à une danse à deux, mais elle était incertaine, hésitante. Jamais elle n’avait joué avec qui que ce fût. Pourrait-elle jouer avec lui ? Saurait-elle seulement encore jouer ? Duetter, c’était partager. Partager c’était donner.

Un monde à deux, à trois, à plusieurs, ce n’était pas un monde à un.
Un morceau « ensemble », c’était, pour elle, partager un univers qui lui était intime. Un univers dont elle avait jalousement et surtout par peur, gardé la clé. Un univers, qu’elle-même n’avait seulement osé qu’effleurer.

Pourtant quelque chose dans la physionomie d’Evan, si semblable à la sienne, la rassura, l’encouragea. D’un mouvement leste, elle se leva. Délicatement, elle posa l’instrument d’argent – sa flûte traversière – sur une table en bois de chêne, puis s’installa, presque instinctivement, au piano. Elle ne fit qu’effleurer les touches, mais déjà, ses doigts frêles trouvèrent la musique qu’elle sentait émaner d’Evan. Les accords invitaient à un voyage le jeune homme. Naturellement et simplement, elle avait finit par accepter cette invitation tacite à se partager, à se découvrir. Les notes chantaient l’ouverture des lourdes portes du Royaume de la candeur solitaire.

Déjà la musique était différente. Elle pressentait, elle appréhendait la voix d’Evan, ses mélodies.


[Arf de même pour moi :s ]
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