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 Un monde ailleurs... un monde par là...

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Phyllis Feather
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MessageSujet: Un monde ailleurs... un monde par là...   Lun 8 Déc - 20:27

De ci, de là, les longues boucles dorées dansaient doucement au rythme des pas cadencés de leur maîtresse. Couvrant un visage fin et mutin, elles intimaient la grandeur et la chaleur… Elles cachaient la froide pâleur d’un géni sans âme… ou du moins, d’un géni sans âme, lorsqu’il n’était pas guidé par la musique. Séparée de son univers mélodieux, elle était un oiseau sans ailes, une muse sans rêve. Son être entier semblait figé dans le temps. Le visage d’une enfant, tout au plus d’une collégienne, dessiné d’un trait fin appartenait à cette jeune femme. Phyllis. Ses membres frêles semblaient implorer la compassion, tandis que tout au contraire, cette apparence enfantine appartenait à celle d’un être libre et plein d’une force inconnue.

Une main élégante aux doigts longs et fins plongea lestement dans un sac beige. Des yeux dorés- en cette saison- la suivirent machinalement. Mornes et sans vie, ils semblaient ne rien voir… une lueur éclatante et brillante les traversa. Pétillants et vivants… ils ne semblaient pourtant ne rien voir de plus qu’auparavant… sinon, ce petit bout de technologie humaine : un iPod qu’ils n’avaient fait qu’effleurer un court instant. L’enfant, porta ses écouteurs à ses oreilles. Le monde se teinta alors de couleurs douces et tendres, quoique encore flous. Doucement, le tableau naquit devant elle. Un parterre verdoyant se prêtait à ses pas feutrés, tandis que l’accompagnait le chant mélodieux et envoûtant de la nature. Un monde à part, pour un être à part. Là était son univers, sa réalité.

Bien sûr, Phyllis était loin de se promener au bord d’un lac enchanté. Loin de la douce nature que lui inspirait l’andante qu’elle savourait silencieuse… ou bien… moins loin que ce qu’elle se l’imaginait. Ses pas l’avaient menée jusqu’au grillage de l’enceinte et ses membres mutins l’avaient tractée en un mouvement agile au haut d’un muret. Rêveuse, elle s’adossa à un poteau au moment où l’andante s’acheva sur un accord parfait, joué au hautbois et à la flûte ; deux instruments se mariant avec harmonie.
Les yeux de l’enfant femme s’ouvrirent doucement au monde, laissant raisonner dans son âme, les derniers accords. Et, au travers de la verdure mélodieuse du compositeur, les rayons d’un autre monde s’immiscèrent timidement, comme pour ne pas troubler son beau rêve éveillé, tandis qu’un léger vent marin laissait parvenir au pays doux et sucré du lac enchanté un goût de sel. La senteur des océans… de la mer. On ne pouvait que la distinguer, elle, et sa plage, mais l’on devinait le sable fin et doux au touché, aussi bien que la glaceur de ses eaux.
Boucle d’or se laissa distraire par le tumulte alentour et ses yeux dorés découvrirent la ville en contrebas. Un spectacle sans surprise, mais qui gardait cependant la beauté de tous les jours. La musique chantait encore dans son corps, tandis que son esprit admirait la mer. Ce n’était pas l’heure du couché de soleil hélas, le panorama n’en aurait été que plus beau.

Ce rappelle à la vie réveilla une partie longtemps endormie de son esprit et la réalité électrifia un instant ses pensées. Aujourd’hui était un jour particulier à cette prestigieuse académie… Phyllis se souvint vaguement du discours d’un de ses professeurs au sujet… d’un concours ?
N’ayant été en classe –comme souvent- ce professeur le lui avait rappelé alors qu’il l’avait croisée dans une salle de musique.
Les autres élèves devaient y être, ainsi, que quelques nouveaux prodiges. Un mince filet de curiosité l’effleura et s’évanouie aussitôt. Peut-être aurait-il été intéressant d’apprécier les mouvements des jeunes virtuoses… mais il était rare que Phyllis ne daignât y faire son apparition. De toute évidence, il n’y avait pas que durant le si réputé " concours " de l’académie qu’elle ne faisait acte de présence. Lieux peuplés et bruyants étaient proscrits ou du moins peu fréquenté par ce visage de l’enfance.
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Evan
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MessageSujet: Re: Un monde ailleurs... un monde par là...   Mar 9 Déc - 12:46



Le vent battait les azzalés non loin, emportant de douces odeurs, les dernières avant l'hivers. Evan marchait le long du grillage, ecoutant les yeux fermés cette musique qui bercait son âme depuis déjà quelques jours. Il était intérréssant de voir qu'à Earth Sprite, la communication se faisait le plus souvent à travers des oeuvres, rarement par voie orale, les gens ne témoignaient pas l'amour qu'ils avaient en eux par un mot doux ou un sourire, non, la musique, la peinture ou le chant se chargaient de transmettre le méssage, codé d'une certaine mannière.
Funambule, il marchait le long du grillage, les bras écartés, en équilibre, il marchait au dessus du monde, légé et libre. Evan adorait cette sensation, il n'avait besoin de rien d'autre. Plus loin on voyait un groupe de jeunes, dans le parc, riants, on se serait cru au paradis, un doux songe bercé par cette mélodie que l'on voudrait éternelle. 3 minutes 56 de bonheur, il fallait en profiter, les savourer comme s'il sagissait de nos dernières secondes en ce bas monde, un dernier souffle avant la chute, inévitable.
Un sourire au lèvres, Evan retira ses écouteurs avant d'ouvrir doucement les yeux, il semblait que tous reproduisaient le même shéma, la fin de la musique devait résonné à jamais dans chaque cellule du corps. Il sauta du petit muret soutenant le grillage avant de relever la tête tout en déposant son mp3 dans sa poche, juste devant lui se tenait une jeune femme, il l'avait déjà vu auparavant, discrète elle ne semblait pas beaucoup parler, il ressentait pourtant en elle une tendresse immense. Il allait lui parler quand il vit un bourdon se posé sur son épaule, elle ne semblait pas l'avoir sentit. Sortant rapidement son appareil photo, il recula légèrement et appuya sur le bouton, le flash s'activa et éblouï la petite bête qui tomba au sol avant de s'envoler à nouveau.

-Merde, dit il en regardant la photo ratée.

La jeune inconnue se retournant il ajouta : " Hoyo, Désolé si je vous ai déranger, je voulai juste prendre une photo "
La situation aurait étée génante pour bon nombre de personne, mais Evan etait plutot de nature à rester calme et non-chalant en toutes situations, ce qui lui valu d'ailleurs nombre de problèmes dans sa jeunesse, avant d'arriver à Earth Sprite. Machinalement il déboita l'objectif de son appareil photo et le déposa avec soin dans sa pochette.

- C'est ce foutu flash qui fait que buger, la troisième photo que je rate dans la journée, t'imagine le désastre.

Son ton était plus à l'humour qu'à la véritable indignation, bien que cette photo ratée lui resta dans la gorge.

[ désolé petit post T_T ]
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Phyllis Feather
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MessageSujet: Re: Un monde ailleurs... un monde par là...   Jeu 11 Déc - 22:08

Sa main blanche s’approcha doucement de son visage et d’un mouvement souple retira un de ses écouteurs. D’une oreille, l’écho des voix d’académiciens lui parvenaient. Celles-ci étaient mêlées au bruissement des branches dévêtues de leur verdure printanière enfilant peu à peu le manteau de l’hiver.
De son autre oreille, la jeune musicienne appréciait le mouvement lent et gracile d’une valse au piano. La danse jouée faisait écho aux dernières feuilles ocres des arbres se détachants au gré du zéphyr, dans une chute fatale. Sauvées par la brise, elles virevoltaient libres et légères, tourbillonnaient et achevaient leur fol envol imprudemment sur terre. Des intonations mélancoliques, mais pleines d’une ardeur nouvelle esquissaient inlassablement cette ronde aléatoire.

Une fin semblable… pour un monde parallèle.


Une part ailleurs… un autre quelque part par là… En syncope entre deux mondes…entre deux mesures… tant de voyages simultanés effectués par un esprit si évadé.

Au loin, ses yeux d’or ne distinguaient plus la mer… ils n’avaient plus que d’attention pour un univers plus proche… le nouvel univers que lui avait offert cette autre bout d’art. Ils ne restaient plus qu’une feuille aux couleurs orangés s’accordant à l’unisson au paysage alentour alors qu’un éclat artificiel s’imposa soudainement à son Ailleurs.

Intriguée et légèrement perturbée, elle se retourna vers un visage inconnu. Qui eut cru qu’elle n’était pas seule ? Souvent oublieuse du monde humain, elle n’en percevait que des traits flous et vagues… sans intérêts. Les deux mondes –le sien et le leur- étaient… diamétralement opposés pour cette jeune personne et la coupure à ses songes interrompus avec la froideur d’un éclat de lumière trop éblouissant avaient éveillés une perturbation dans son environnement retiré.
Le pâle visage ne laissa pourtant rien paraître des ses émotions, de son étonnement, autre qu’une soudaine neutralité, une inexpressivité glaciale, mais dépourvue de toute animosité tandis qu’un regard vide se posa inopinément sur l’appareil de son tumulte intérieur.
Un appareil photo.

Photographe ?


Peu importait. Phyllis avait dors et déjà oublié tout ce qui avait trait à ce visage inconnu, à ce jeune homme et ses pupilles safran se détournèrent du jeune étranger comme si jamais elles ne l’avaient rencontré. Pourtant, comme pour ne pas la laisser s’évader au loin, un délicieux ténor se fit entendre. Attirée par la tonalité et la musique cachée de la voix, son esprit entreprit de se rappeler des paroles prononcées par l’inconnu. " Hoyo, Désolé si je vous ai déranger, je voulais juste prendre une photo "…. Ce devait être cela…
La jeune femme merveilleusement surprise par la musique dégagée par une simple voix s’était retournée. Une seconde phrase avait fusée presque aussitôt sur le ton de la verve.

Si elle n’avait pas de " don " particulier, elle savait néanmoins apprécier la musique à sa juste valeur. Le talent eurythmique et chantant d’un être s’insinuait dans les moindres parcelles de son corps et jouaient des mélodies enivrantes. Phyllis devinait sans peine en cet inconnu un chanteur doué d’un don hors du commun… et cela n’était pas peu dire.

Le regard illuminé d’un nouvel éclat semblait s’être brusquement réveillé d’un long sommeil et plus que jamais être revenu à la vie. Pourtant, outres ses yeux mordorés, son visage avait gardé l’indifférence de son quotidien. Son âme appréciant encore le souvenir du ténor, Phyllis s’assit dans un mouvement léger. Les paroles du jeune homme ne semblant attendre de réponse, elle demeura silencieuse, du moins elle ne voyait pas la nécessité de lui en donner une, quand elle n’avait rien à lui reproché. Son isolement presque constant ne lui avait ôté toute humanité, bien que sa compréhension humaine en eût été fragilisée.

Sa main gauche retira délicatement le dernier écouteur de son oreille, tandis qu’elle fixait silencieusement l’horizon. Cette voix l’avait intriguée et ses sens s’évadèrent à la recherche des sons purs de la nature alors que l’air frais murmurait à ses oreilles.
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Evan
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MessageSujet: Re: Un monde ailleurs... un monde par là...   Ven 12 Déc - 15:52



Les images fusaient dans son esprit, des aiguilles, des glaciers, des étendues vertes, du vent. Evan voyait en elle, il sentait son retrait, sa mise en quarantaine du monde. Se sentait elle seule, oubien ne voulait elle pas de cette compagnie si déplaisante qu'était celle des hommes. Le jeune étudiant regarda la jeune femme l'observer quelques secondes avant de repartir à ses songes, éxistait il seulement dans son esprit ? Lui même ne le savait pas. Paradoxalement, il voyait en elle milles notes, milles mélodies toutes plus magnifiques les unes que les autres.

Sa voix, Evan la savait musicale, mais l'effet qu'elle produisit sur l'inconnue fut plus grand qu'il ne s'y attendait. Avait elle l'oreille, sûrement, elle l'intriguait, n'ayant jamais réellement apprit à connaitre quelqu'un, peut être parce qu'il n'en voyait pas l'interêt, Evan eu cette fois ci envie de découvrire cette jeune femme, et bien qu'elle ne sembla pas du même avis, Evan en décida autrement.

- Tu es ici depuis longtemps ? Sûrement oui, je ne t'avais jamais vu. De toute manière, qui vois-je ? Je ne regarde jamais.

Evan, dans un élant de bonheur comme à son habitude, se tourna vers le grillage qu'il empoigna pour s'y suspendre. Plus loin vers les forêt, une bourasque de vent chaud soulevait les fleurs des arbres emportant sous son aile les dernière éfluves d'un parfum unique, celui de la nature, dernier souffle avant le someil. Derrière, d'imposants nuages se profilaient et laissaient présager un orage. Evan, doux admirateur de la Nature sentait dans ce vent les derniers murmures de Dame Nature. Observant respectivement la jeune femme et la vague aérienne troublant le mouvement des branches, il déscendit du mur et, dans un mouvement rapide et légé, souleva la jeune étudiante tout en lui tendant les bras à l'horizontal. Il ne l'avait pas toucher, de peur de l'affoler, simplement guider ses bras du dos de sa main, avec l'extrême habileté dont il savait faire preuve. Maintenant ses bras en l'air, il lui souffla :

- Admire son travail, la perfection n'existe que dans ses airs, et dame Nature nous livre la son dernier chant. Dernier vent chaud de l'année, dernières odeurs avant longtemps.

On sentit tout d'abord une légère odeur, qui vint éveiller les sens des deux étudiants, puis la bourasque, puissante, chargée d'odeurs inconnues jusque là, vint ballayer les toits, laissant les cheveux de l'adoléscente flotter en l'air.

- Une valse, douce et inconnue, un autre monde.

Les yeux fermés il appréciait ce moment unique dans l'année, il ne ratait jamais cet instant précis, en lui dansaient milles lumières, en cadence, harmonie sacrée. Sorte d'orchestre sauvage, de mélodie libre, partant livrer au monde le méssage de l'hivers venant. Le temps s'arreta, isolant du monde ceux qui voulaient bien voir ce balai. Evan se sentait en paix, une simple brise qui était pour le monde un coup de vent en plus, apparaissait comme le plus pur des joyaux, le plus magnifique de tous, brillante et parfaite.

La situation aurait pu paraître étrange, mais Evan était de nature à partager les choses qu'il considerait comme belles, et bien que la plupart du temps il soit le seul à en profiter, il arrivait en certains moment que la personne avec qui il partageait ses trésors apprécie tout autant voir plus l'évenement. Il ne cherchait pas pour autant à imposer sa vision au monde, non, il partageait simplement, du haut de ses 18 ans il restait enfant, un enfant dans un corps d'adulte. Evan considerait que la sagesse, chose vers laquelle tous devaient tendre, résidaient dans l'aptitude à conserver son âme digne, il fallait pour lui garder son integrité.

Lachant les bras de la jeune femme, il se retourna vers les grillages, silencieux, observant avec douceur le paysage.


- Même la musique n'égale pas ce moment, c'est du miel à l'âme. J'aurais aimer que chaque jour nous retombions en hivers, juste pour ressentir à nouveaux ce vent, cette éffusion de beauté.


Il s'appuya contre le grillage, puis s'asseya contre le muret. Ses jambes repliées soutenaient ses bras.

- Tu joues de quel instrument ?
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Phyllis Feather
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MessageSujet: Re: Un monde ailleurs... un monde par là...   Dim 14 Déc - 16:31

Le chant de la nature caressait son ouï fine. Ses yeux clos, elle respirait l’air frais, laissant son esprit deviné les mélodies de la nature. Plus qu’un exercice, c’était un plaisir, qu’elle ne se laissait de savourer quelques instants tous les jours. A ces airs envoûtants se mêla à nouveau la voix du jeune inconnu, qui étrangement, restait là, sur le toit. D’accoutumé, on ne lui adressait que très peu la parole et souvent, plus par obligation que par envie. On admirait son talent mais dépréciait sa personnalité renfermée et isolée. Pourtant, lui, ne semblait vouloir la laisser s’évader à nouveau dans ses lointaines contrés, comme s’il avait comprit que son esprit n’avait fait qu’effleurer son image et accompagnait déjà son souvenir vers les sentiers de l’oubli. Il semblait déterminé à ne pas emprunter les mêmes voies que de nombre d’autres.

Le mélange d’intonations était harmonieux. La voix de l’inconnu mêlé à celui des vents. Ses mots devaient faire l’épreuve d’un cheminement ambigu avant de trouver un sens dans l’esprit de la jeune femme.
"De toute manière qui vois-je ? Je ne regarde jamais. "
A ces paroles, un léger sourire s’esquissa sur ses lèvres, tandis que ses traits perdaient peu à peu de leur inexpressive froideur. Une petite part d’elle s’y retrouvait un peu. Cette dernière pensée s’évanouie dans le coton d’un nouveau paysage. Alors que ses songes la retiraient vers les musiques douces de son imagination, le jeune homme la souleva.

Surprise, elle ouvrit brusquement ses grands yeux dorés. Elle se serait affolée si les gestes de l’étudiant n’avaient été si légers. Il ne la touchait pas, la guidait seulement. Du bout de ses doigts, elle sentait la brise légère. Ses sens s’éveillèrent au contact d’effluves sucrés et chaleureux du dernier vent chaud. En son âme résonnait la valse, tandis qu’elle appréciait les mouvements graciles et capricieux de Dame Nature dans le bruissement de ses feuilles, l’envol des oiseaux…

Un son pur, à peine audible effleura sa joue. Doux et caressant il glissa jusqu’à son oreille. C’était une invitation à admirer le ballet qui évoluait autour d’elle. Les allés et venus de l’air, ses mouvement tantôt doux tantôt vivaces étaient semblable au mouvement d’une valse jouée avec en train et enjouement. Un jeu d’enfant. Un jeu de vent.

Allés et venus. Une mélodie qui semblait se retirer avec regret et revenait avec force. Un au revoir mélancolique et tendre. Les arômes se mêlaient à cette danse mélodieuse pour ne laisser d’eux que leur souvenir. Une ascension en un mouvement d’ailes et déjà plus rien... Un voyage sans fin, un voyage répété.

Envahie par une sérénité nouvelle, un sourire étira ses fines lèvres. Le murmure enjoué et accablant revint vers elle, toujours aussi doux… ou peut-être plus frais, plus poignant. La sensation qu’elle se trouvait au cœur du monde avec un inconnu lui effleura l’esprit et se dissipa aussitôt qu’elle était née. C’était un moment de bonheur et de tristesse, où les mots n’avaient pas leur domaine. Elle avait l’impression de voir défilé devant ses yeux, au travers des branches des étendus sablées, montagneuses, rocheuses. Elle eut l’impression que le souffle s’immisçait en elle.
Le chant de la nature souffla une note pure dans son esprit. Même la plus petite parcelle de ses cellules s’imprégna de cette musique, de ce spectacle ensorcelant.

Alors que le monde alentour reprenait ses droits, l’étudiant lâcha ses bras. Elle sentait encore en elle un flot d’émotion qui longtemps lui avait été étranger. Naturellement, elle avait assimilé nombres d’entres elles à la musique… mais elle- la musique- n’avait été la seule actrice durant ce spectacle.
-Même la musique n’égale pas ce moment, c’est du miel à l’âme.

Oui, il avait raison… et l’impression qu’il lui avait tendu les clefs d’un univers encore plus grand que le sien s’insinua en elle. Phyllis lui en était reconnaissante. La splendeur du monde, elle venait de l’effleurer et ce monde vibrait encore dans son sang. Elle resta un long moment immobile, seul ses longs cheveux ondulaient silencieusement au gré des caprices des vents.

Une bouffée d’air pur à son âme.


-Tu joues de quel instrument ?

Dynamisée et réveillée par le spectacle qui lui avait été offert, le sens des mots la percuta avec vélocité. Elle se retourna vers le jeune homme plongeant son regard dans le sien. Elle ne le comprenait pas, mais elle lui reconnaissait un monde vaste de mille joyaux. Attiser sa curiosité était chose rare et peu aisée, néanmoins, il y était parvenu d’une des façons les plus naturelles, mais des moins attendues. La question était simple et direct. Elle marquait une fin quelque peu abrupt à ses rêveries.

-Musicienne à cordes et à vent, je préfère les bois.


Mélomane incontestée son étendu musicale n’avait su se restreindre à un unique instrument. Les bois et les cordes étaient ses domaines de prédilections, d’eux se résultaient trois instruments de préférences. Trois instruments, à travers lesquelles, elle avait appris à donner plus que ce qu’elle était, grâce auxquels, elle se sentait musique encore plus que musicienne.
Bien sûr, elle avait pris le détour de ses pensées pour réponse, alors que de nature Phyllis aimait les lignes droites. Mais parfois, lui avait-on appris lorsqu’elle était enfant, les courbes pouvaient embellir la voie élue.

-Flûte traversière, violon et piano, ajouta-t-elle.

Le simple fait d’y penser rendait à ses traits enfantins leur douceur naturelle. Une question taquinait désormais son esprit, elle la posa aussitôt.

-Qui es-tu ?


Il y avait mille façons de s’exprimer, mille manières d’agir. Elle était franche et direct, et parfois empreinteuse de chemins détournés.
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MessageSujet: Re: Un monde ailleurs... un monde par là...   Mar 16 Déc - 14:27

-Musicienne à cordes et à vent, je préfère les bois. 

Ses yeux s'ouvrirent grand, Evan ne s'attendait pas à ce qu'elle réponde. Pour tout dire il pensait qu'il s'agissait d'une de ces personnes légèrement misanthropes. La voix de la jeune femme était pure, propre, nulle imperfection ne venait perturber le flot de mot. Une courte phrase, le jeune homme s'en contenta. Déjà heureux qu'elle lui parle. Ce genre de personnalités recevaient la plus grande attention de la part d'Evan, il aimait ces natures isolées, mysterieuses. Peut être son âme d'artiste trouvait elle en ces personnes une inspiration digne des plus grandes.

-Flûte traversière, violon et piano, ajouta-t-elle. 

Evan ne fit pas trois tour, et de sa franchise à toute épreuve il déclara joyeusement :

- eh bien, tu n'es pas muette en fait. Moi qui pensait que tu n'allais pas sortir un seul mot je vois que tu aime en réalité le silence.

Cette phrase n'avait pas grand sens, il ne l'avait pas réellement dite pour elle, il pensait tout haut disons. Détournant le regard, il plongea ses yeux argentés dans le paysage, celui ci s'endormait doucement, sans bruit, plus haut mille oiseaux empruntaient la voie de airs. Evan s'adossa contre le grillage et sortit son appareil photo, le maniant avec aisance il pointa l'objectif sur l'horizon, et déclancha le flash.

- Voila ma revanche Dame Nature, maintenant que tu dors, nul ne m'empechera de vitrifier ta beauté.

-Qui es-tu ?

La question dite, Evan rangea son appareil et se tourna vers l'étudiante, qui était il ? Le savait il seulement. Pensif, il resta plusieurs secondes bras croisés, il se posait réellement la question, Qui était il ? Etait il définit par ses origines, ou un source plus large lui offrait elle son identité. Son esprit complexe parfois passait par milles voies avant de trouver la réponse à ses question. Celle ci était ardue, et Evan s'en rendit bien vite compte. 

- Qui suis je ? Longtemps j'ai penser que je devais me définir en me créant une personnalité, en me créant une vie par rapport à mes actes. Mais est ce seulement ca l'identité. Je suis un étranger du monde, un rêve, un étrange rêve. Evan Esthat, on a posé un nom sur moi, et, m'a-t-on dit, c'est ce mot qui me définit. Suis je seulement celui que je pense être. Dois-je trouver qui je suis, ou le comprendre ? C'est une question au moins ? Pour tout te dire je ne sais pas qui je suis, le saurais-je un jour ? J'espère. Et toi ? Qui es tu ?

Son ton était calme et empréssé à la fois, Evan se demandait réellement qui il était, mais les autres savaient ils qui ils étaient ? Qui le savait. savoir.

Reprenant rapidement son air enjoué, le jeune homme observa la cours en contre bas avant que la sonnerie ne retentisse. Cours de violon, non, de chant. Il n'aimait pas ce cours non plus, ainsi n'allait il pas y aller. certains choix étaient simples, d'autres plus durs..
Déscendant du muret, il se dirigea vers les jardins juste en face. prenant une bouffée d'air frais parmis les plantes puis revenant. C'était un épicurien, profitant de chaque seconde comme si ce fut la dernière. 

- Tu es à Earth Sprite depuis combien d'années ?

Il ne cherchait pas spécialement à combler le silence, ce silence qui était très agréable, mais posait toutes les questions qui lui passaient par la tête. C'était un curieux, depuis sa toute jeunesse, Evan n'avait césser de poser des questions, du fonctionnement des bateaux à l'utilité des mouches. Tout pour lui avait de l'importance, si bien qu'aucun détail ne devait être laisser au hasard. Chose qui se retrouvait dans ses compositions. Quand il composait, Evan travaillait chaque note jusqu'a trouver la bonne fréquence. Il allait même jusqu'a calculer mathématiquement la meilleur note, réflex qu'il cherchait à perdre au profit de son inspiration naturelle. Il faut dire qu'une oeuvre, qu'elle soit musicale ou non, n'avait pas pour but la perfection, mais la beauté, et la plus belle des choses était l'imperfection, tant parce que les gens s'y identifiaient, mais aussi parce que l'on pouvait créer une continuité à l'oeuvre, imaginer la suite d'une pièce, l'autre image d'une sculpture. On pouvait ainsi dire que la perfection résidait dans l'imperfection.

- Tu seras là au bal de début d'année ? Tu n'as pas l'air du genre à participer à ce genre de soirée je dois dire. Faut dire que ce ne sont pas les plus agréables de l'année. Beaucoup de petits bourgeois s'invintent à cette récéption par la force de leur compte en banque, chose que je déplore. Mais il faut bien fair tourner l'academie, et ce sont ces même petits bourgeois qui payent notre formation.

Un surveillant, particulièrement tatillon sur les horaires, s'approcha des deux élèves, déclarant d'un air supérieur :

- L'homme à inventer la sonnerie, c'est pour qu'elle signal le début des cours, ainsi je pense que vous n'avez rien à faire sur les toits. 

- Je n'ai pas envie d'aller en cours.

- Et, la règle c'est la règle, tu dois aller en cours que ca te plaise ou non.

Le jeune homme adréssa un sourire au surveillant, son ton n'était en rien provoquant.

- Le but de cette academie est de former des artistes, et un artiste ne dépend pas du temps, ce serait donc contre productif de nous envoyer en cours alors que nous n'en avons pas envie, je dois ajouter que le directeur est d'accord avec moi.

Le surveillant laissa échaper un soupir amusé.

- Bon eh bien je vous laisse, toujours aussi perspicace à ce que je vois Evan.

- Héhé faut pas changer les bonnes habitudes
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MessageSujet: Re: Un monde ailleurs... un monde par là...   Ven 19 Déc - 1:49

- eh bien, tu n'es pas muette en fait.

Ses yeux dorés se tintèrent de malice et un maigre sourire apparut sur son visage. Etait-il si étonnant qu’elle fût, elle, comme tant d’autre pourvue du don de la parole. Certes, la communication n’était pas son fort et il fallait l’avouer, elle-même était étonnée. Elle n’échangeait que trop rarement des mots avec qui que ce soit, sinon ses professeurs – et encore c’était une chance, même un privilège, de la voir seulement assister à leurs cours, de pouvoir entendre le son de sa voix. Non, qu’elle n’aimât pas parler, Phyllis avait simplement cette faille inhumaine… le monde humain évoluait devant elle, sans que son attention ne puisse s’y accorder. Elle regardait… sans jamais ne pouvoir voir… ou du moins, elle ne savait plus regarder l’homme.

Le voyage au cœur d’une nature plus belle que jamais l’avait… réveillée. Son esprit, son être, avaient prit pour la première fois depuis longtemps, conscience d’une présence humaine. Son monde isolé avait vu ses portes s’entrouvrirent devant ce jeune homme. Pourquoi ? Parce qu’il lui avait offert un cadeau que jamais elle n’avait reçut.
Une attention Réelle.


Moi qui pensait que tu n'allais pas sortir un seul mot je vois que tu aime en réalité le silence.


Aimer le silence ? Aimait-elle le silence ? Ce devait être vrai ou du moins… partiellement…
Elle aimait sa musique.


Dans le silence se cache plus de mondes que l’on peut l’imaginer et plus qu’aimer le silence, Phyllis n’éprouvait que trop rarement l’envie de converser. Parce que les mots lui semblaient inutiles. Parce qu’elle ne connaissait pas leur valeur. Parce que, son savoir, elle l’avait trouvé ailleurs.

Phyllis l’observait silencieuse, ce jeune homme qui semblait si sincère. Naturel et enjoué, il semblait parler plus pour lui, que pour elle. Elle, ne portait plus qu’une mince attention aux sens de ses mots, elle ne faisait qu’écouter sa voix. Une part de lui semblait avoir gardé les traits de l’enfance, tandis qu’une autre empruntait des voies plus sages.
La nature humaine, elle ne la comprenait pas, pourtant, elle aimait, parfois, rarement, l’observer et ce fut avec une attention nouvelle qu’elle l’écouta patiemment.

-Qui suis-je ? Longtemps j'ai pensé que je devais me définir en me créant une personnalité, en me créant une vie par rapport à mes actes. Mais est ce seulement ca l'identité. Je suis un étranger du monde, un rêve, un étrange rêve. Evan Esthat, on a posé un nom sur moi, et, m'a-t-on dit, c'est ce mot qui me définit. Suis je seulement celui que je pense être. Dois-je trouver qui je suis, ou le comprendre ? C'est une question au moins ? Pour tout te dire je ne sais pas qui je suis, le saurais-je un jour ? J'espère. Et toi ? Qui es-tu ?

Une réponse pensée, réfléchie. Néanmoins, elle avait pour consistance plus de questions que d’affirmations et c’était certainement normal… car qui aurait-su répondre à cette question ? Ouverte fut la réponse. Un peu large de sens.
Evan.

Ainsi était son nom. Un mot. Un nom. Cela définissait-il un homme ? Non, elle ne le pensait pas, en revanche, elle préférait sa première réponse plus poétique et sans nul doute plus vrai. " Un étranger du monde, un rêve, un étrange rêve ".
Il y avait tant de doutes et d’incertitudes dans la voix d’Evan…. Tandis, qu’Elle restait impassible, attentive.

" Et toi ? Qui es-tu ? "

Il n’y avait rien d’étonnent, sa question lui était retournée, rien de plus légitime. Elle ne se déroba pas.

-Tantôt musicienne, tantôt musique. Une âme. Ici et là. Je ne suis nulle part, néanmoins quelque part par là… Partout et ailleurs. Un peu toi, un peu eux, un peu de cette flore, un peu de cette faune, un peu de nature.
Je suis un tout. Simplement moi.
Phyllis. Phyllis Feather.


Elle ne posait de question. Sa voix argentine ne souffrait aucune hésitation. C’était sa seule réponse. La seule qu’elle avait, du moins, pour le moment. Elle ne doutait pas que la moindre seconde de son existence lui révèlerait un peu plus de vérité, tant sur sa personne propre que sur le monde alentour.
Détournant son regard d’Evan, ses yeux parcoururent les étendus ocres qui se dressaient au loin.

- Tu es à Earth Sprite depuis combien d'années ?

- Je ne sais pas. Je ne sais plus. La notion de temps m’est partiellement… étrangère.


La réponse ne s’était fait attendre. Il n’y avait rien à réfléchir. Rien à ajouter. Plus d’une fois, elle avait parcourut les couloirs de l’académie. Plus d’une fois, elle s’était isolée en ce lieu. Plus d’une fois, elle avait…
Earth Sprite. Sa vie.

Jamais elle n’y avait auditionné, n’y avait que joué pour son propre plaisir.
Le temps avait passé… les secondes avaient filés, les heures, les mois, les années s’étaient envolées aussi vite qu’une minute, le temps s’était écoulé… sans elle… Elle était restée un peu là-bas, mais était tout de même parvenu là.
Le jeune homme, qui partit sur sa lancée ne lui laissait que plus que très peu de temps de mutisme, -monde si réconfortant, parce que si connu,- se montrait plus pressant et curieux qu'elle aurait crut une personne capable de l'être.

-Tu seras là au bal de début d'année ? Tu n'as pas l'air du genre à participer à ce genre de soirée je dois dire. Faut dire que ce ne sont pas les plus agréables de l'année. Beaucoup de petits bourgeois s'invitent à cette réception par la force de leur compte en banque, chose que je déplore. Mais il faut bien faire tourner l'académie, et ce sont ces même petits bourgeois qui payent notre formation.

Appuyée contre le muret, elle écoutait inconsciemment Evan. Le bal ? Elle ne savait même pas qu’un tel évènement aurait récemment lieu. Ce n’était pas une question de " genre " pour elle, mais plus une question de : quel est l’intérêt? La musique, elle l’aimait avec le cœur, si elle s’y rendait, chose qui était peu probable, ce ne serait que pour elle. Bourgeois, gens de la populace, n’importe qui pouvaient y participer, cela lui était totalement indifférent. L’argent était une valeur dominante du monde dans lequel ils vivaient, même elle, enfant de l’inconscience, le savait.

Mais s’ils voulaient apprécier l’ampleur artistique, le talent des virtuoses s’exécutant, Phyllis ne les en blâmerait pas. C’était leur droit, aussi mondains furent-ils.

-La musique, les émotions, les sentiments n’appartiennent pas qu’à quelques privilégiés. Ces mondes, ces univers se partagent… à quel prix se partagent-ils, c’est une chose moins louable…. Car c’est au prix de l’argent. Néanmoins, il y a parfois de vraies oreilles parmi ces gens, certains viennent réellement avec de bonnes intentions, tandis que d’autres non… mais ce n’est pas à nous de les juger… Nous sommes là pour donner. Leur donner… le meilleur de nous. Je…


Elle fut interrompue par l’arrivée d’un surveillant… pour une fois qu’elle parlait… Phyllis se tut. Son regard qui instantanément avait perdu leur éclat effleurèrent la silhouette du surveillant et s’y désintéressèrent aussitôt. Elle s’assit tranquillement, adossée au muret, patiente, prête, pour repartir dans son Ailleurs.

Alors qu’elle se désintéressait de façon évidente du surveillant, Evan semblait se charger de le faire quitter les lieux et leur court entretient se termina par un :

- Héhé faut pas changer les bonnes habitudes.


Phyllis acheva sa phrase restée en suspend dès que l’intrus disparut :

- ne promets pas d’y être... mais j’y passerai certainement… certains d’entre Nous ont vraiment quelque chose. Je ne resterai pas longtemps. Chanteras-tu ?

C’était la dernière chose qu’elle voulait savoir avant de s’évader dans un lieu plus confiné, devant un pupitre, des partitions, des notes, auprès de ses instruments.
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MessageSujet: Re: Un monde ailleurs... un monde par là...   Sam 3 Jan - 22:40

- Tantôt musicienne, tantôt musique. Une âme. Ici et là. Je ne suis nulle part, néanmoins quelque part par là… Partout et ailleurs. Un peu toi, un peu eux, un peu de cette flore, un peu de cette faune, un peu de nature.
Je suis un tout. Simplement moi.
Phyllis. Phyllis Feather.


Evan l'observait, une pointe de curiosité piquant son regard. Elle était différent, c'était certain, une de ces âmes dont on ne savait jamais réellement l'identité. Dont rien ni personne ne pouvait sonder l'entière profondeur. Si loin des normes, si loin des standars, des étrangers du monde, ils portaient bien leur nom...

- Hmm, je vois. Ta réponse est déjà plus précise que la mienne !

Ses yeux argentés se posèrent sur l'horizon, là où le soleil, d'un fin liseret Orangé, traçait la frontière entre les cieux et la Terre. Si fine ligne, qu'un seul battement d'aile pouvait briser, ne savait disparaître. Les plus puissants avions pouvaient encercler la Terre, il serait toujours là, puissant, impassible, inévitable. Ces choses si peu communes, que l'on ôsait appeler par le barbare nom de logique, ou encore de physique. Les hommes avaient transformer une immensité de trésors en un petit groupe de mot, banalisant, bafouant ces terres qui avaient fait leur gloire.

- Je ne sais pas. Je ne sais plus. La notion de temps m’est partiellement… étrangère.


Ses doigts s'entrelaçaient entre les mailles du grillage. Evan observait ce visage si doux, ces traits qui n'éxprimaient qu'une chose, la beauté. Ce n'était pas une de ces beautés dont l'entière consistance venait s'offrir aux yeux, non. Ce genre d'éclat prenait sa source au plus profond des êtres, tirant toute sa grace d'un mystère plus épais, plus abîssale que n'importe quel tréfond de la Terre. Evan savait apprecier ce qui était beau à ces yeux...

- Le temps, tu as raison, totalement raison. La vie est une course dont l'arrivée est la mort. Les gens courent, ils ne savent pas pourquoi mais ils le font. C'est un éternel sacrifice de la vie, un blasphème continuel. Le temps est une prison, une prison dont tu as la chance de ne pas connaître l'éxistence.

Esquissant à nouveau un sourire, le jeune homme se redréssa, tendant ses bras contre le grillage. L'air murmurait à ses oreilles, tandis que le soleil s'abatant sur l'horizon offrait à la plaine ses derniers rayons.

-La musique, les émotions, les sentiments n’appartiennent pas qu’à quelques privilégiés. Ces mondes, ces univers se partagent… à quel prix se partagent-ils, c’est une chose moins louable…. Car c’est au prix de l’argent. Néanmoins, il y a parfois de vraies oreilles parmi ces gens, certains viennent réellement avec de bonnes intentions, tandis que d’autres non… mais ce n’est pas à nous de les juger… Nous sommes là pour donner. Leur donner… le meilleur de nous. Je ne promets pas d’y être... mais j’y passerai certainement… certains d’entre Nous ont vraiment quelque chose. Je ne resterai pas longtemps. Chanteras-tu ?


- Oui, je dois interpreter un de mes morceaux au début de la soirée. M'enfin, je pense que je vais plutot faire une reprise, offrir à ces rapaces le fruit de mon travail serait cracher sur l'Art avec un grand A. J'espère que tu viendras.

Le temps, il passait si vite, une illusion de vitesse qui avait former tout une societé. Evan savait qu'il devait aller en cours, sa petite éscapade avait asser durer.

- Bon Phyllis, je vais devoir te laisser. J'espère qu'on se revéra à la soirée, ou à une autre occasion.
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MessageSujet: Re: Un monde ailleurs... un monde par là...   Dim 4 Jan - 14:02

Les yeux clos, elle humait la savoureuse odeur de l’automne. Un parfum de début et de fin d’année. Le bal serait accompagné par la danse gracile de feuilles couleur ocre, dans un bruissement doux et tendre, invitant en beauté les convives à la soirée si attendue. Dans le noir d’une nouvelle peinture, naquirent des tâches chaleureuses, la couleur de la terre, puis enfin apparut le prestigieux établissement et ses invités. La toile – qui n’existait que dans l’imaginaire de la jeune demoiselle- se teinta bientôt plus que de traits réalistes, une suave odeur de feuilles mourantes, du parfum des herbes en saison humide et pluvieuse.
Ces soirées mondaines se souvint-elle soudain… elle les avait connu… dans un autre temps… un temps passé et révolu, qu’elle tentait bravement d’oublier.

Scintillantes et lumineuses, elles portaient la chaleur de la flamme des bougies et le froid visage de quelque cœur sans vie. Les traits de l’enfant aux boucles dorés se raidirent à cette dernière pensée puis se détendirent presque aussitôt. Un temps révolu. Elle avait fait le pas sur ce passé… ou du moins, elle le tentait désespérément et en elle, demeurait cette conviction intime que l’art ouvrait millions de portes à qui voulait les voir et plus que tout la nature humaine était difficilement jugeable car bonnes ou non chacun savait se trouer des raisons suffisantes pour agir tel il agissait. En outre le chemin à parcourir différait pour tous. Ses douces illusions s’étaient éclipsées pour laisser place à ses souvenirs enfouis au plus profond d’elle-même, ses souvenirs dont elle ne revoyait que bribes.

Pour la première fois Phyllis, elle, se joindrait aux festivités…. Pourquoi ? Peut-être parce qu’au plus profond d’elle-même, elle connaissait déjà la réponse à sa question posée au jeune homme.
Il chanterait.

De plus, c’était sa façon à elle de se prouver qu’elle avait un peu grandit… les premiers pas –depuis longtemps- d’une jeune femme restée petite fille dans un monde d’adulte.

Naturellement d’une part, elle souhaitait apprécier les mille mélodies de cette voix, de la voix d’Evan, lui qui avait su la faire voyager le temps d’un souffle dans un univers vaste et magnifique.
D’autre part, d’heureux hasard l’avait laissé ouïr des airs d’un charme et d’une musicalité à vous laisser croire pouvoir vous envoler, vous évader, vous rapprocher des astres scintillants. Tant d’âmes. Tant d’esprits. Tous vivaient sous un même toit. Earth Sprite le leur avait offert.

Et lui ? Jusqu’où pourrait-il emporter ses songes ? Plus loin encore qu’il ne l’avait déjà fait ?
Le souvenir chaud de ses mots semblait dors et déjà concerter en elle, sa musique, elle la devinait… tout en conscience qu’elle ne faisait que l’effleurer du bout de ses sens.

Ses doigts quémandaient son piano, tandis qu’elle attendait encore. Le temps d’une réponse… pour le plaisir de quelques derniers mots, quelques dernières notes, comme le vent caressant et déjà évadé au loin. Jamais le même… éternellement changeant.

-Oui, je dois interpréter un de mes morceaux au début de la soirée. M'enfin, je pense que je vais plutôt faire une reprise, offrir à ces rapaces le fruit de mon travail serait cracher sur l'Art avec un grand A. J'espère que tu viendras.


Aussitôt qu’il lui eut donné la réponse qu’elle avait patiemment attendue, la jeune femme s’était relevée d’un mouvement. Elle appréciait l’esprit du jeune homme, il faisait la part des choses au plus juste pour lui et agissait en harmonie avec ses convictions, du moins c’est l’impression qu’elle avait en l’écoutant. Le bout de leur conversation s’annonçait.
Ses instruments, sa propre musique l’attendait.
Ses yeux se promenaient doucement sur le toit pour le plaisir d’admirer encre un peu la beauté du panorama, le soleil à la fin de sa course, puis, enfin, ils se posèrent sur Evan.

- Bon Phyllis, je vais devoir te laisser. J'espère qu'on se reverra à la soirée, ou à une autre occasion.

-Je te verrai. A un jour…, répondit-elle simplement.

Elle le verrait, car elle viendrait et si elle entendait le son de sa voix, elle ne pourrait que le voir. L’inverse était moins sûr, car elle n’était pas de nature à se précipiter sur une personne pour lui indiquer sa présence. Un doux sourire aux lèvres, d’une démarche posée elle rejoignit la chaleur de l’établissement sans ajouter quoique ce soit, il lui semblait inutile de préciser que pour elle aussi, il était temps de quitter ce lieu.
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